18 février 2010

Crump attitude

Première nuit dans notre nouvel appartement. Après être passés par Williamsburg, Chelsea, East Village, à dormir là où on voulait bien de nous, on a enfin pu voir, chez nous, ces meubles trouvés lors de nos promenades précédentes. Ce canapé en skaï, ce lit que Desree de chez Sleepys nous a garanti pouvoir durer 40 ans, ces chaises que Solenne s’emploie aujourd’hui à peindre, cette commode au look ambigu mais à l’utilité certaine.

Ca y est donc, voilà effectué le premier pas vers l’installation. Reste encore à découvrir les charmes de la laverie, les spécialités de l’épicier pakistanais, les trésors sans doute méconnus de ce vendeur de guitare du coin de la rue. C’est grand, en briques et plein de soleil. Le contraste avec les réunions feutrées et souvent labyrinthiques de l’ONU n’en est que plus criant. Ce matin, comme hier en fin de compte, une réunion sur le suivi d’un groupe de travail qui décidément consacre la majorité de son temps à ce demander qui va faire que plutôt ce qu’il faudrait et que l’on pourrait faire. Ca donne des résultats extrêmement stimulants et des conclusions assez puissantes, tel cet « accord sur la nécessité du compromis » auxquelles ont abouti les trois heures de réunion d’hier.

Pour lutter contre l’invasion des acronymes, j’ai décidé d’en écrire la définition sur des post-it collés à mon écran d’ordi, chaque fois que j’en rencontrais. 4 heures plus tard. L’écran est magnifiquement décoré. Plus de place. Au moins 5 fois qui restent à écrire.

Hier soir, c’était aussi l’occasion de se rendre à l’Amateurs’ Night de l’Apollo Theater. Sorte de Star Ac sur scène, les SMS en moins, l’applaudimètre en plus et la possibilité pour le public de faire sortir de scène des candidats qui l’exaspéreraient trop. Un vrai show comme on peut se l’imaginer. Un monsieur loyal assez drôle et des candidats faisant saturer les micros à coups de soul balourde, de vocalises suraiguës, de chorégraphies inédites et de solos de guitare grandiloquents. Le public survolté et familial. Vraiment, tu te marres et es pris au jeu dès le début de la soirée, aidé en cela par ce concours de danse (Matthieu S., toi qui côtoies le dieu du crump, tu aurais fait un tabac), remporté par une mamie rose bonbon qui a renvoyé au vestiaire, une sorte de fan japonaise de Tokyo Hotel et une groupie américaine de Maria Carey.

Ca pour changer des meetings de l’ONU, ca changeait…