Chiang Mai
Je suis arrivé hier à Chiang Mai, ville du Nord de la Thaïlande située à 300 kms de la frontière birmane. Cette ville abrite un nombre important d'organisations d'assistance aux réfugiés et de groupes politiques birmans en exil. J'y ai aujourd'hui rencontré un des principaux représentants du National Council of the Union of Burma (http://www.ncub.org/). J'en ai retiré des informations à la fois surprenantes pour ma recherche et encourageantes pour l'avenir de la lutte pro-démocratique birmane.
Je devais également rencontrer un des responsables de l'agence de presse Mizzima (principalement active en Inde)... Le rendez-vous a été reporté. De manière générale, le milieu et les réseaux des journalistes birmans en exil semblent être une nébuleuse pas toujours simple à saisir. La principale ligne de clivage étant leur degré d'engagement politique et, comme dirait Aung Zaw, rédacteur en chef d'Irrawaddy, de "professionnalisme".
Dans l'ensemble, la ville est plutôt agréable. Les rues sont plus étroites et aérées qu'à Bangkok. Et malgré l'agitation des touristes, à la recherche de la guesthouse la moins chère, du treck le plus incroyable et de l'excursion la plus pittoresque, la vie ici est nettement plus relax que dans la capitale. Je peux enfin marcher dans les rues sans entendre en continu des bruits de moteur et de klaxons.
L'architecture y est aussi plus simple qu'à Bangkok. Beaucoup de maisons en bois sur 1 ou 2 niveaux. Des jardins et des terrasses. Pour autant, tout cela n'empêche pas toujours des confrontations architecturales insolites entre des immeubles décrépis et des maisons en bois qui m'ont en peu rappelé la villa Prouvé à Nancy.

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