Kriss kross
Je me souviens qu’une fois, dans une série américaine qui passait à la télé, il parlait d’un ami imaginaire. Un ami imaginaire à qui je parle, je me confie et qui peut même être pénible quand il s’y met. J’avais jamais entendu parler de ça mais bon. Aujourd’hui, je me dis qu’il faudrait que je retrouve le scénariste de cette série pour lui soumettre de nouveaux développements.
Ici, l’ami imaginaire c’est Cris. C’est sympa Cris, ca fait un peu joueur de baseball, un peu rappeur blanc de la côte Ouest. Cris, c’est en fait le système informatique de traitement des paiements et de gestion de projets de la commission européenne. Donc, tout se fait avec Cris. Cris, il fait peur à tout le monde (« Oh no! Not again doing it through Cris! »). C’est aussi grâce à Cris que tout le monde est tout le temps overbusy : Tu veux organiser une réception pour remettre un prix à une étudiante qui a gagné un concours de dessin ? Cris !!! C’est simple, tu respectes les 654 étapes que Cris te demande –Cris est exigeant, voire pénible, mais impeccablement impartial- et contractes une boite extérieure pour acheter les petits fours et après 2 mois de procédures, les petits fours sont prêts. Cris n’est pas facile. Avant de s’en faire un ami, il faut aller sur son terrain, lui faire du gringue là d’où il est originaire, à Bruxelles. Lui payer une bière et lui montrer que nous, on le comprend, on sait ce que c’est de faire avec des fonctionnaires indignes qui nous méprisent et pensent que tout ça c’est quand même une bonne perte de temps. S’il nous aime bien, Cris, après, on reçoit un diplôme qui certifie officiellement qu’il est notre ami. Le diplôme est sur un beau papier cartonné aux couleurs de l’Europe. Après on peut tout faire avec lui. C’est même une activité à lui tout seul : « Who is gonna do the Cris work? ».
Cris, on fait rien sans lui mais on fait tellement moins quand il est là…
Ici, l’ami imaginaire c’est Cris. C’est sympa Cris, ca fait un peu joueur de baseball, un peu rappeur blanc de la côte Ouest. Cris, c’est en fait le système informatique de traitement des paiements et de gestion de projets de la commission européenne. Donc, tout se fait avec Cris. Cris, il fait peur à tout le monde (« Oh no! Not again doing it through Cris! »). C’est aussi grâce à Cris que tout le monde est tout le temps overbusy : Tu veux organiser une réception pour remettre un prix à une étudiante qui a gagné un concours de dessin ? Cris !!! C’est simple, tu respectes les 654 étapes que Cris te demande –Cris est exigeant, voire pénible, mais impeccablement impartial- et contractes une boite extérieure pour acheter les petits fours et après 2 mois de procédures, les petits fours sont prêts. Cris n’est pas facile. Avant de s’en faire un ami, il faut aller sur son terrain, lui faire du gringue là d’où il est originaire, à Bruxelles. Lui payer une bière et lui montrer que nous, on le comprend, on sait ce que c’est de faire avec des fonctionnaires indignes qui nous méprisent et pensent que tout ça c’est quand même une bonne perte de temps. S’il nous aime bien, Cris, après, on reçoit un diplôme qui certifie officiellement qu’il est notre ami. Le diplôme est sur un beau papier cartonné aux couleurs de l’Europe. Après on peut tout faire avec lui. C’est même une activité à lui tout seul : « Who is gonna do the Cris work? ».
Cris, on fait rien sans lui mais on fait tellement moins quand il est là…

3 Comments:
Ah ah!
Moi mon ami imaginaire s'apelle Alizé. C'est une SAP. Ils devraient bien s'entendre. Elle fait plein de petit bruits trés rogolo quand ell est pas contente.
Cris est aujourd hui unavailable for maintenance. Je vous raconte pas la panique
Mon ami à moi s'appelle OLIMPE, c'est le système info de gestion des fonds FSE de la Commission. Il est peut-être moins procédurier que CRIS mais il reste divinement casse-couilles. Sans parler de son esthétique très futurisme des années 20. A croire que les Dieux (de la Commission) l'ont inventé pour tester les pauvres mortels.
Bises à CRIS et à toi.
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